Passé et avenir de l'homme

Lundi 20 juillet 2009
Quarante ans déjà que l'homme a marché sur la lune.

Beaucoup de choses ont été dites ces derniers jours, le buzz médiatique a bien fonctionné. Ce que j'ai retenu de l'exploit technique et humain ce sont quelques images. Pendant des dizaines d'années le numèro spécial de Paris-Match relatant l'évènement a été conservé chez mes parents. Et si je ne sais où il se trouve aujourd'hui, je ne désespère pas d'y remettre la main dessus.

Avec l'empreinte de pas, l'image la plus célèbre reste sans doute celle de Buzz ALDRIN photographié par le commandant de bord Neil ARMSTRONG à côté du pied du module lunaire "Eagle" au cours de la mission Apollo 11.



La question se pose aujourd'hui de savoir à quoi ressemblera la prochaine mission humaine en direction de la Lune.

La technologie a fait des bonds gigantesques au cours des quarantes dernières années. La puissance de calcul des ordinateurs est bien plus considérable et les microcomputers sont bien plus légers. Quant aux caméras, la question de leur poids ne se poserait plus.

Autre question, quelle agence spatiale aura les moyens adéquats pour réaliser cette opération?
Car, il est difficile d'en douter - sauf catastrophe universelle - l'homme retournera sur la Lune.

Par Alain ANSELMET
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Mercredi 23 juillet 2008

Pendant plus d'un siècle les scientifiques ont suivi les traces des migrations d'Homo sapiens, à travers les continents, en utilisant les ossements ainsi que les objets anciens et autres artefacts produits par l'homme. Dans tous les cas, les éléments sont plutôt en nombre limité. Cependant une quantité impressionnante d'informations a pu être obtenue à partir d'un fragment d'os, d'une machoire, de l'état d'une dentition, de l'environnement des ossements, des restes d'animaux trouvés à proximité, des artefacts tels que pierres taillées, colliers, javelots...ce qui nous permet également d'apprécier l'extrême patience et la vaste érudition des paléoanthropologues.


Homo sapiens - Crédits: Musée d'Aix-en-Provence


Avec la mise au point des techniques de séquençage d'ADN, les scientifiques ont disposé d'éléments nouveaux et précieux.

La préparation d'ADN à partir d'ossements anciens, en vue du séquençage, s'avère une opération particulièrement délicate. Ce que l'on imagine sans peine si l'on tient compte de l'âge et de l'état de conservation des échantillons.

Les techniques d'analyses actuelles permettent de remonter un peu au-delà de 100 000 ans. Mais l'ancienneté de la découverte des échantillons est un élément critique. Il est plus facile de traiter des ossements  découverts récemment pour lesquels de plus grandes précautions ont été prises en ce qui concerne leur manipulation - afin d'éviter ou, à défaut, afin de pouvoir identifier les contaminations possibles par de l'ADN provenant de bactéries ou d'un homme contemporain - et leur mode de conservation.

Les scientifiques se sont d'abord intéressés à l'ADN mitochondrial, distinct de l'ADN contenu dans le noyau, et qui est essentiellement transmis par la mère à sa descendance (99%).

L'ADN mitochondrial  est une petite molécule d'ADN circulaire contenue dans les mitochondries de cellules eucaryotes. Chez l'Homme elle est constituée de 16 569 paires de bases, ce qui très petit par comparaison avec les 3 milliards de paires de bases de l'ADN présent dans le noyau. On dénombre environ 4 000 molécules d'ADN mitochondrial dans chaque cellule, cet ADN est donc abondant et manipulable. Observation remarquable, il existe deux régions hyper-variables dans sa séquence, avec une vitesse de mutation bien plus élevée que dans le génome, et la comparaison de ces mutations entre différents individus permet de suivre l'évolution récente des humains.

Ces dernières années des études ont montré que toutes les mitochondries humaines dans le monde ont une origine commune africaine datée d'environ 150 000 ans. Aussitôt on a parlé d' "Eve mitochondriale", pour désigner cette ancêtre commune à l'humanité.

En fait cette "Eve mitochondriale" n'était pas l'unique femme présente à cette époque, mais elle est simplement la seule dont l'ADN mitochondrial se soit transmis jusqu'à nos jours à travers une lignée ininterrompue de filles. Les autres lignées féminines n'ont pas eu un destin comparable et se sont interrompues plus tôt sous l'effet du hasard.

De façon parallèle les généticiens se sont intéressés au chromosome Y, transmis de père en fils, et à son ADN. Les premières études visaient surtout à établir la paternité d'un individu à des fins légales.

En s'intéressant à l'évolution de l'humanité,  les scientifiques ont établi un "Adam Y-chromosomique", l'individu qui a engendré une lignée ininterompue de mâles qui seraient les aïeux de tous les hommes présents sur Terre. Par rapport à l'"Eve mitochondriale", l'"Adam Y-chromosomique" est plus jeune de quelques dizaines de milliers d'années, son origine semble également africaine. Le généticien Spencer WELLS, en analysant l'ADN d'individus répartis dans différentes parties du monde a conclu que cet ancêtre commun aurait vécu il y a 60 000 ans.

Il convient toutefois de ne pas se laisser abuser par l'utilisation de noms tirés de la Bible, de ces "Adam" et "Eve" séparés par des dizaines de millénaires et qui n'étaient ni les premiers, ni seuls au monde. Les appellations ne recouvrent pas la même "réalité". C'est un peu comme pour le gène Prospero - et beaucoup d'autres -  chez la drosophile, il n'y a pas grand chose de commun avec le personnage shakespearien Prospero, si ce n'est le goût littéraire du scientifique qui l'a inventé.

Un autre élément important, que révèle ces études, c'est la possible existence d'un "goulot d'étranglement" par lequel serait passée l'humanité voici quelques 70 000 ans.Une période de l'Histoire  où la survie de l'Homo sapiens n'était pas vraiment assurée.

Ce que l'on sait des conditions paléogéoclimatiques, c'est qu' il y aurait eu sur une assez longue période des conditions climatiques particulièrement difficiles, avec de nombreuses périodes de grandes sécheresses. La population Homo sapiens aurait alors drastiquement diminué jusqu'à ne comporter que 2 000 individus répartis entre deux foyers, l'Afrique du Sud et l'Afrique de l'Est. Les communautés se seraient scindées ensuite en plus petits groupes et la longue marche d'Homo sapiens aurait commencé, à raison de quelques dizaines de kilomètres par an, pour arriver à conquérir l'ensemble des continents.

Aujourd'hui les généticiens des populations peuvent comparer les ADN des humains contemporains et déterminer combien de temps une population indigène a vécu dans une région. Les études les plus récentes effectuées sur des portions de génomes entiers, jusqu'à un million de nucléotides, conduisent à l'établissement de cartes précisant les migrations humaines à travers le monde. Ces techniques ont, par exemple, été appliquées avec succés sur certaines populations canadiennes actuelles descendant des premiers colons européens. Elles peuvent également décrire comment les gènes des individus se sont adaptés aux changements: régime alimentaire, climat et maladies.



Grâce à l'apport de la génétique des populations et à la biologie moléculaire, les scientifiques peuvent affiner les réponses concernant les origines de l'humanité, alors que les discussions étaient encore fort nombreuses et les réponses divergentes lorsque nous ne disposions que "des pierres et des ossements".

 

Selon l'hypothèse ancienne, qui proposait une origine multirégionale, un ancêtre archaïque des hommes serait apparu en Afrique il y a entre 1 et 2 millions d'années et un certain nombre de groupes d'hominiens auraient quitté l'Afrique très tôt. L'homme moderne aurait alors évolué de manière indépendante dans des zones géographiques limitées en Afrique, en Asie et en Europe.

Toutefois les travaux les plus récents, regroupant les données fournies par l'archéologie, la génétique des populations, la biologie moléculaire, semblent condamner définitivement cette hypothèse ancienne. Aujourd'hui les très nombreux éléments, dont nous disposons grâce à la génétique des populations et à la biologie moléculaire, sont en faveur d'une origine unique pour Homo sapiens dans une zone géographique limitée située en Afrique.

D'après ces données, et selon Spencer WELLS, plusieurs vagues de migrations auraient eu lieu, la première commençant il y a 60 000 ans - en accord avec ce que nous savons de l'Adam-Y chromosomique africain - en direction du Moyen-Orient et de là vers l'Inde et la Chine. La colonisation de l'Australie remonterait aussi loin que 50 000 ans, et les Arborigènes seraient les descendants de cette première colonisation.

C'est à partir de l'Asie Centrale que nos ancêtres se seraient déplacés vers l'Europe, à l'occasion du léger réchauffement climatique faisant suite à une période glaciaire voici 38 000 ans, là  ils auraient rencontré Néandertal installé depuis fort longtemps dans cette partie du globe.

Puis, voici 20 000 ans, un petit groupe d'Homo sapiens aurait quitté l'Asie centrale et serait remonté vers le Nord pour occuper la Sibérie et le Cercle Arctique.

Quelques 5 000 ans plus tard, à l'occasion d'une amélioration des conditions climatiques, un ou plusieurs clans de chasseurs de rennes se seraient aventurés à travers le détroit de Behring pour coloniser l'Amérique du Nord.

Si le schéma global des migrations semblent généralement admis, la discussion se poursuit sur les dates auxquelles elles se seraient effectuées. Pour certains la colonisation des différentes parties du Monde par Homo sapiens serait plus ancienne que les données déduites de l'étude du chromosome Y.

Quant à savoir si Homo sapiens et d'autres groupes d'humains archaïques ont pu avoir des reproductions croisées, c'est un autre débat.


 


Articles en lien sur ce blog:

- Etude et manipulation de rétrovirus endogènes humains: La mémoire des origines    ou comment en apprendre beaucoup sur les maladies aujourd'hui disparues dont souffraient nos très lointains ancêtres.

- Le génome humain - Human Genome Project: Le patrimoine de l'humanité

 

Par Alain ANSELMET
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Samedi 31 mai 2008

Les médecins égyptiens de l’antiquité relevaient d’institutions variées comme le palais royal, la résidence royale, les différents temples ou encore l’armée. On suppose que leur formation était assurée essentiellement dans les temples de divinités guérisseuses. 

Le médecin, désigné par le terme «sounou» dès l’Ancien Empire, vers 2800 avant J.-C, pouvait être généraliste ou spécialiste. Les textes anciens confirment l’existence d’une hiérarchie où apparaissent « directeur », « inspecteur » ou encore « chef des médecins ».

 

 
Représentation de la stèle de Niankhsekmet d'après L. BORCHARDT
Catalogue général du musée du Caire.
Ni-ANKH-SEKHMET est connu par un mastaba de Saqqara et une stèle
du musée du Caire  Parmi ses titres ont lit "Doyen des médecins",
"Grand des médecins (du Palais)", "Grand des dentistes du Palais".

 

 Le médecin disposait d’un savoir élaboré au cours des siècles qui lui  permettait d’être efficace pour soigner les blessures et les maladies courantes.  Cependant certaines blessures ou maladies, pour lesquelles la science et la pratique médicale se révélaient impuissantes, relevaient du champ de compétence des prêtres rattachés à des divinités guérisseuses comme Thot, Isis ou Hathor, ou bien rattachés à des divinités susceptibles de provoquer la maladie comme la déesse lionne Sekhmet.

Pour les médecins, en grande majorité éduqués dans les temples, et pour le reste de la population, il y a une corrélation étroite entre la maladie et une perturbation dans le monde divin. Pour que le malade puisse guérir, il faut d’abord que l’équilibre se rétablisse sur le plan divin. L’administration des soins et des médicaments est réalisée en même temps que sont récitées des formules magiques, et si l’efficacité est immédiate sur le plan divin , elle est par contre différée sur le plan terrestre. 

Cette intrication du plan divin avec le monde des hommes est particulièrement bien illustrée par le papyrus médical acquis par le musée du Louvre en 2006. D’une longueur voisine de 7 m, il est écrit de façon continue sur ses deux faces. Sur le recto, le papyrus comprend quelques descriptifs de maladies et des recettes de remèdes. Quant  au verso, on retrouve, certes, des descriptifs de maladies mais une place beaucoup plus importante est accordée aux textes «magiques».

 

                                             Papyrus médical - Musée du Louvre, Paris


L’étude de l’écriture présente sur chacune des faces de ce papyrus montre que plusieurs scribes (au moins deux) se sont succédés.

Le premier scribe aurait écrit son texte au recto au cours de la période comprise entre les  règnes de Thoutmosis III et d’Aménophis II (1479-1401 av. J.-C.). Le second scribe, qui a écrit son texte au verso, serait intervenu environ 150 ans plus tard, vers le début de l’époque des Ramsès (1294-1250 av. J.-C.).

En fait, d’après les spécialistes, certains des textes écrits par les scribes, eu égard à certains « archaïsmes », remonteraient à une époque beaucoup plus ancienne, c’est-à-dire  au Moyen Empire (2033-1710 av. J.-C.), et vers 2350 av. J.-C dans le cas des textes magiques (similitudes avec le Texte des Pyramides), le papyrus acquis par le musée du Louvre soulignerait donc l'importance accordée aux textes ainsi copiés et sans doute actualisés.


Un dossier thématique remarquable a été réalisé par Marc ETIENNE, conservateur au Département des Antiquités Egyptiennes, sous le titre "L'Art du médecin égyptien" (voir dans la rubrique dossiers (thématiques) sur le site web du LOUVRE).


Papyrus Ebers - Université de Leipzig

 

Le médecin de l'antiquité qu'il soit égyptien, grec, romain ou de toute autre partie du monde devait posséder bien plus que des connaissances et la pratique médicales, il devait être capable de servir de médiateur avec les divinités présentes dans le monde et dont il fallait acquérir les bonnes grâces ou calmer et atténuer la fureur. Le succès de la guérison était lié au respect de toutes ces conditions.
 

Aujourd'hui, dans la plupart des régions du monde, la magie ne fait plus partie des compétences attendues chez un médecin.

De ce lointain passé nous reste comme invariant les nécessaires relations - enseignants, étudiants et société -:

1 - Afin d'acquérir des compétences médicales les étudiants s'engagent dans une formation longue (au moins huit ans) basée sur l'acquisition de connaissances et de la pratique médicale (stages hospitaliers).
2 - Les enseignants, eux mêmes docteurs et praticiens, valident la formation en accordant le diplôme.
3 - La société reconnaît la validité de la formation et des diplômes ainsi accordés.

On pourrait peut-être se poser une question: la magie a-t-elle vraiment disparu ou bien a-t-elle été remplacée par la psychanalyse et les substances placebo?


Article en lien sur ce blog (rapport de l'homme avec le divin):

Par Alain ANSELMET
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Vendredi 29 février 2008

Dans notre XXIe siècle naissant, les découvertes archéologiques, sur différents continents, ont curieusement replacé l’homme dans une relation étroite avec le divin.
 

Les archéologues des siècles précédents nous avaient décrit deux grands foyers de  civilisation, la Mésopotamie et l’Egypte auxquels il avait bien fallu rajouter l’Inde au début du XXe siècle. Trois régions avec quatre fleuves, le Tigre et l’Euphrate, le Nil et l’Indus, décrites comme berceaux de la civilisation et une histoire s’étendant sur des millénaires.

 

 




La réalité semble toutefois plus complexe. On dénombre aujourd’hui six foyers de civilisation dans le monde : la Mésopotamie, l’Egypte, l’Inde, la Chine, l’Amérique du sud et l’Amérique centrale. Un article récent de Stéphane FOUCART, paru dans l’édition du 4 janvier 2008 du Monde2, intitulé « En Iran, un autre berceau de la civilisation » nous en propose un septième, qui est, certes, encore fortement controversé par la communauté scientifique. Cette autre civilisation au bord d’un fleuve aujourd’hui desséché, est désignée sous le terme de civilisation de Jiroft ou de l’Halil Rud. Elle serait située dans le sud de l’Iran, entre Mésopotamie et Indus.

 

Autre exemple de cette complexité, la difficulté de fixer une date précise où débute l’Histoire. C’est pourquoi on glisse, entre préhistoire et histoire, une période dite proto historique qui permet de prendre en compte la variabilité dans le temps et l’espace du développement technologique des différentes communautés et groupes humains, et de leur accès à l’écriture.

 

La naissance de l’écriture devrait nous renseigner, nous donner des repères précis. Dire que l’écriture apparaît pour la première fois à Sumer quelques 3 300 ans avant l’ère commune, c’est construire une image qui travestit la réalité, et pourtant c’est ce que l’on enseigne. De quelle écriture parle-t-on ? Avant l’écriture cunéiforme, nous avons une écriture pictographique. Ailleurs dans le monde il n’y a rien eu « après » les pictogrammes. Ailleurs encore ont été utilisées des bandelettes et des nœuds, les Quipus, utilisés par les Incas et bien longtemps avant eux par l’antique civilisation andine de Caral, au bord du fleuve Supe, au Pérou, il y a 4 500 ans.

  Shuruppak.jpg

Shuruppak, vers 2600 avant l'ère commune, écriture pré-cuneiforme.


Nos connaissances dépendent de nos découvertes. Le matériel mis à jour par les fouilles archéologiques, souvent après le passage de pillards, n’est ni forcément complet, ni forcément en bon état. Il arrive que, par chance, on tombe sur quelques dizaines de milliers de tablettes recouvertes de textes, comme il peut arriver que des fouilles soient interrompues ou passent à côté d’un site intéressant.

C’est sans doute la divinité et les dieux qui ont sauvé la mémoire de l’homme. De nombreux récits de découvertes commencent par la découverte de tumulus. Les fouilles révèlent des temples, des lieux de cultes, des habitations. Napirisha, le « Grand dieu », dieu élamite du royaume d’Anshan, vers la fin du troisième millénaire avant notre ère, était adoré dans de grands sanctuaires rupestres à ciel ouvert en Anshan, mais possédait en Susiane un grand temple adossé à une grande Ziggourat. Sa parèdre Kiririsha, la "Grande déesse" possédait également un temple adossé à une grande Ziggourat.


Choghazanbil2.jpg

En Babylonie une trentaine de ces constructions se retrouvent au coeur des grandes villes comme Sippar, Ur et Uruk avec des sanctuaires dédiés aux grandes divinités. Ces ouvrages en forme de pyramide, composé de trois ou sept étages avaient sans doute pour fonction de faire descendre les dieux parmi les hommes. Leur construction relevait de règles bien précises prenant en compte l'orientation de l'édifice par rapport  aux étoiles et aux constellations. Les étoiles étaient directement liées aux divinités. La Ziggourat  pouvait être un magnifique observatoire mais elle était aussi l'habitation des dieux.

 

 

Des édifices très similaires se retrouvent en différents lieux de notre planète et les dates de construction sont tout à fait comparables. Les mastabas puis les pyramides se sont succédées en Egypte. Lorsque l'archéologue Ruth SHADY a découvert, en 2001, "les pyramides oubliées"  à Caral, dans la vallée de Supe, à 182 kilomètres au nord de Lima, elle y a vu le "trône des dieux". Cette ville, la plus ancienne du continent américain, aussi ancienne que les premières pyramides égyptiennes, est considérée comme la Cité-Mère de la civilisation dans cette partie du monde. Il y a cependant une chose fort étrange, on n'y trouve nulle part des symboles de guerre, de bataille ou de sacrifice, Caral aurait été totalement pacifique. Cette nouveauté dans l'histoire de l'homme s'expliquant peut-être par son splendide isolement. Cette civilisation connaissait l'usage des drogues, l'astronomie, les mathématiques et utilisait les Quipus pour transmettre les informations et conserver la Mémoire.



Par Alain ANSELMET
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