Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 23:29

Lorsque notre galaxie était plus jeune de quelques milliards d'années, il était habituel que les étoiles - de même âge et de même composition chimique - s'y rassemblent sous forme d'amas globulaires. La Voie Lactée en auraient hébergé alors des milliers.


Aujourd'hui les astronomes dénombreraient  entre 180 et 200 amas globulaires dont les plus proches seraient situés à plusieurs milliers d'années lumière de notre Soleil.

 

eso0932b.jpg

La Voie Lactée vue depuis la Terre.

Image obtenue en assemblant des photos couvrant l'ensemble de la sphère céleste.

 Crédits: ESO/ S. BRUNIER

 

 

Découvert en 1831 par John HERSCHELL, l'amas globulaire NGC 188 , situé dans la Constellation Céphée à près de 5 400 années lumière du Système Solaire, est composé d'étoiles apparues depuis plus de 7 milliards d'années.


NGC 188 a donc intrigué fortement les astronomes et les astrophysiciens en présentant en son sein quelques "trainardes bleues" (Blue Straggers) qui semblaient beaucoup plus jeunes que leurs compagnes  Plusieurs hypothèses avaient été émises pour expliquer leur présence, comme la capture d'étoiles jeunes par l'amas, la naissance à partir de collisions interstellaires ou bien le tranfert de masse d'une étoile à une autre.

 

Aaron M. GELLER et Robert D. MATHIEU de l'Université de Wisconsin-Madison (Wisconsin, USA) et de l'Université Northwestern (Illinois, USA) viennent de montrer dans un article récent, publié dans la revue NATURE le 20 octobre 2011, que dans le cas des 21 Blues Straggers présentes dans NGC 188, c'est l'hypothèse du transfert de masse qui était avéré. Ces étoiles sont en effet en système binaire avec une autre étoile qui sous l'effet du transfert de masse - au profit des Trainardes Bleues -  sont devenues des naines blanches  peu lumineuses et donc difficilement perceptibles si ce n'est par l'effet qu'elles exercent sur leur compagne.

 

 


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 Image astronomique du jour.

Par Alain ANSELMET - Publié dans : Univers, Astronomie et Physique
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Commentaires

Je suppose que NGC 188 est un cas particulier et que les astronomes se sont montrés prudents en décrivant ce qui se passe pour les blue straggers.
Commentaire n°1 posté par Julien le 03/11/2011 à 18h49
Peut-on en tirer une règle générale? Est-ce un travail qui ouvre de nouvelles perspectives?
Commentaire n°2 posté par Gab le 04/11/2011 à 09h59
@ Julien, nos scientifiques ont fait ce que font tout scientifique qui se respecte: 1 - bien poser le problème, 2 - réduire au maximum le nombre de paramètres à étudier, 3 - obtenir une réponse claire facilement vérifiable par la communauté scientifique. C'est un bon parcours. Il y a beaucoup d'évolutions dans le champ de l'astronomie ces derniers temps. Nos connaissances d'hier sont souvent remises en question avec l'appui des nouveaux instruments de détection, l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs, l'affinement des méthodes d'analyse...
Commentaire n°3 posté par Alain ANSELMET le 04/11/2011 à 18h54
NGC 188 est un amas galatique ouvert, il a donc des caractéristiques qui ne sont pas partagées par l'ensemble des amas globulaires. Ainsi, par exemple,au centre de notre Galaxie, l'amas globulaire contient des millions d'étoiles assez rapprochées les unes des autres,où les destins se jouent d'une manière qui peut nous sembler "brutale", aussi pouvoir y observer ce qui a été observé pour NGC 188 semble a priori complétement exclu.
Commentaire n°4 posté par Alain ANSELMET le 04/11/2011 à 19h03

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