Le physicien John MADDOX qui s'est éteint le dimanche 12 avril à l'age de 83 ans a été unanimement salué dans la
presse à travers le monde pour le travail qu'il a accompli en parvenant à positionner la revue NATURE dans la partie la plus haute du classement des revues scientifiques, faisant jeu égal avec son
concurrent Nord-Américain, la revue SCIENCE.
Philip CAMPBELL, éditeur en chef de NATURE, exprime sa tristesse et lui rend hommage dans l'édition du 14 avril 2009 de la revue (Lien vers le texte de P. Campbell).
John Maddox - Crédits:The Royal Society
Clive
COOKSON,éditeur de la rubrique science au Financial Times, est largement plus dithyrambique en
saluant John MADDOX comme le plus grand journaliste scientifique britannique.
A la lecture du blog on y apprend que John MADDOX avait redoré le blason de la revue
NATURE notamment en instituant un Comité de Lecture particulièrement exigeant, en réduisant
les délais de publication des articles et en sollicitant des contributions auprès des scientifiques les plus renommés.
Cependant, déclare Clive COOKSON, le coup d'éclat -en terme de publicité - a été la
publication en juin 1988 de l'article de Jacques BENVENISTE (décédé en 2004) concernant ce que les médias, et en premier le journal LE MONDE, ont appelé la MEMOIRE DE L'EAU. Cet article
avait été accepté par la revue avec des réserves formulées en introduction. La remise en question des résultats sous la forme d'une enquête très médiatisée, avec notamment la présence du
magicien James RANDI, connu pour déceler les fraudes chez ses collègues, alimenta l'actualité ensuite pendant de nombreuses années.
"En outre, tant la revue que de nombreux scientifiques, sans discuter la validité ou
l'invalidité de cette hypothèse particulière, firent valoir qu'il arrive très souvent qu'une hypothèse publiée dans une revue de haut niveau soit par la suite réfutée, qu'il s'agit même du
fonctionnement normal de la science et que la publication dans une revue scientifique constitue une proposition de nouvelle théorie qui doit dans tous les cas être vérifiée ensuite par
d'autres équipes de recherche."
Nous pouvons en tirer une espèce de conclusion de portée plus générale concernant l'évaluation du travail des chercheurs.
Une publication dans une revue scientifique doit "être vérifiée ensuite par d'autres équipes de recherche".
C'est ce qui rend la question de l'évaluation des travaux scientifiques si importante. Celle-ci, nécessairement, doit être le fait d'évaluateurs possédant eux-même une haute qualification
dans le domaine concerné.
Une évaluation qui serait uniquement basée sur le facteur d'impact d'une revue restera toujours insuffisante.
1. même si votre article apporte peu de résultats experimentaux verifiables il peut etre publié dans une revue prestigieuse à fort impact = ce qui sera très bon pour votre évaluation administrative(?)
2. trop d'idéologie tue la démarche scientifique (?) L'environnement culturel du chercheur influence son activité de recherche et sa lecture des résultats(?).
Commentaire n°1
posté par
Flo
le 12/06/2009 à 10h45
:
Ce blog est conçu comme un ensemble de « fenêtres ouvertes sur la science ». Il n’apporte pas des connaissances et ne vise pas à faire œuvre de vulgarisation. Il apporte simplement les quelques réflexions et impressions qui me viennent lorsque l‘actualité ou le hasard de mes lectures m’y conduisent.
1. même si votre article apporte peu de résultats experimentaux verifiables il peut etre publié dans une revue prestigieuse à fort impact = ce qui sera très bon pour votre évaluation administrative(?)
2. trop d'idéologie tue la démarche scientifique (?) L'environnement culturel du chercheur influence son activité de recherche et sa lecture des résultats(?).